tous les documents
  • tous les documents
Recherche avancée
Ensemble de recherche :
tous les documents
  • tous les documents
Recherche par couleur
Ensemble de recherche :
tous les documents
  • tous les documents
N° inventaire :
2012.0.17.1
Copyright :
Musée du Vivant - AgroParisTech
Domaine :
Dénomination Appellation :
Titre :
Monolith II
Période - Millésime :
Matériaux - Techniques :
Mesures :
H. 0.820, l. 1.250
Inscriptions :
signé en bas à droite et inscription avec date au dos
Précisions inscriptions :
"Monolith II" 05/2001
Etat actuel :
Excellent état
Type de propriété :
Propriété de l'Etat
Institution propriétaire :
Musée du Vivant - AgroParisTech
Mode d'acquisition :
don de l'artiste
Axel Kriloff
Fonction : Auteur
Précisions sur l'auteur : Né à Paris en 1968, Axël Kriloff connaît un parcours atypique où s’entrecroisent les univers du rock, des arts graphiques et des sciences humaines.
En 1996, il obtient son DESS de psychosociologie de l’environnement.

Il fonde en 1989 le groupe «Proton Burst» dans lequel il officie au poste de guitariste. Parallèlement à ses activités universitaires et musicales, il explore le monde des arts graphiques et esquisse sa propre recherche. En 1990, sa rencontre avec la musique industrielle marquera profondément son approche artistique, tant graphique que musicale.
Fortement impressionné un jour, par l’observation des vestiges de plaques d’acier sur les murs d’une fonderie envahie par la végétation, il fut dès lors fasciné par la corrosion des matériaux contemporains. En gestation tout d’abord dans son imaginaire, puis à travers différentes expérimentations, avec le béton notamment, il mit finalement au point une technique utilisant la rouille.

Axël Kriloff guide l’œil du spectateur dans ses contrées oniriques, morceaux détachés d’univers flottants, lieux désaffectés où la présence humaine demeure lointaine, inexistante, étrangère. Le tableau constitue un voyage qui se prolonge au delà de ses limites physiques. La représentation interpénètre le monde extérieur dans un mouvement vibratoire, en pulsation, toujours lent, en absence de gravitation.
Dans ces propositions iconographiques, la ville règne, soumise elle aussi au mouvement continuel du temps, apparaît parfois dans des visions prophétiques sous la forme de ruines futuristes. Sur le seuil des possibles, la cité où le cœur bat, se corrode, oscille entre destruction et renaissance. L’urbanité fait face aux déserts, la masse à la poussière, dans un va et vient perpétuel du macroscopique au microscopique.

A l’identique de cette thématique, l’artiste travaille à partir de récupération de plaques de métal, il recycle, réutilise un médium qui meurt, lui restitue la vie, le prolonge. Il mène une action contre la peur symptomatique du temps, l’angoisse universelle, métaphysique, accentuée par une société qui se consomme elle-même, au bord de la rupture avec son environnement. Le cycle, les transformations, mort et renaissance, le caractère éphémère intrinsèque à la condition humaine et les tentatives d’échappatoire entreprises pour s’y soustraire hantent son oeuvre. Il matérialise ce temps qui passe et d’autres sujets connexes comme le passage, la frontière et la notion de latence, cet état suspendu qui est comme une membrane perméable rendant possible un voyage vers un futur antérieur, un ailleurs hors du temps qui permet l’accès aux souvenirs, ou du moins, à l’état de conscience proche de la réminiscence.
Une profonde mélancolie émane de ses atmosphères vespérales, vénéneuses. On l’absorbe, elle nous entraîne, passifs, retrouvant de nouveau un monde flottant, les paysages originels qui inspirent l’artiste, plages normandes du débarquement, où des monstres de bétons se dissolvent dans la mer, étendues banlieusardes et industrielles déliquescentes.

Au sein de Proton Burst, la passion pour l’œuvre de Philippe Druillet est à l’origine, en 1995 de l’adaptation de la bande dessinée « La Nuit », album réalisé en collaboration avec ce dernier. En 1998 sort « Silence », 2ème album de Proton Burst. Après 7 ans de mise en sommeil, Proton Burst réalise la bande son de la pièce de Federico Garcia Lorca « La casa de Bernarda Alba » mise en scène par la compagnie de théâtre et de danse contemporaine Thalia.
Axël Kriloff vit et travaille à Arcueil. Depuis 1993, il expose dans différentes galeries parisiennes. Ses toiles sont collectionnées au Japon. Il reçoit le prix Enki Bilal « Enkibilalendeuxmilleun » sur le thème « un homme, une femme, une ville », participe au Salon de Mai 2006. La même année, il collabore avec la styliste Coppélia Pique pour la création d’un modèle de robe de mariée corrodé, exposée à Paris, galerie Kennory Kim. En 2007, le Musée du Vivant fait l’acquisition de son tableau « Monolith II ».
Type de droit : Mention © obligatoire
MVPEI_2012_0_17_001.jpg

Format : .jpg
948 Ko
2407 x 1579 pixels
Sélection
Voir Selection
Déposer ici pour retirer de la sélection